L’Université protestante de Lubumbashi, dans le Haut-Katanga, a abrité ce mercredi 4 février la cérémonie de clôture officielle de la formation initiale des magistrats de la promotion 2025. En déplacement professionnel dans ladite ville, le président du Conseil supérieur de la magistrature (CSM), Dieudonné Kamuleta, y a animé une séance de formation consacrée au procès équitable, considéré comme l’un des piliers fondamentaux de l’État de droit. Son module a sanctionné la fin de cette formation.
A son arrivée, Dieudonné Kamuleta a été reçu par plusieurs autorités judiciaires et académiques, notamment, le Secrétaire permanent et porte-parole du CSM, le recteur de l’université, le Premier président de la Cour d’appel du Haut-Katanga, le Procureur général près cette juridiction, ainsi que leurs équipes respectives.
Au terme de son module, Dieudonné Kamuleta a émis le vœu de voir les bénéficiaires de cette formation répondre aux attentes du Conseil supérieur de la magistrature. « Les Conseil supérieur de la magistrature tient à ce que vous soyez véritablement des magistrats de l’État de droit. Et tout ce qui se passe ces derniers temps vous enseigne et vous interpelle », leur a-t-il confié.
Honorés, les apprenants ont salué la présence du président du Conseil supérieur de la magistrature et ont promis de mettre en pratique toutes les connaissances acquises durant la formation. Les nouveaux magistrats ont remis symboliquement une pyramide en malachite, au Président Dieudonné Kamuleta en guise de gratitude.
Sylvain Ilunga, représentant des nouveaux magistrats s’est exprimé en ces termes: « ce cadeau, nous vous le remettons au nom de toute la promotion et en guise de reconnaissance. Il ne représente rien par rapport à tout ce que vous avez fait pour nous. Non seulement vous avez lutté pour que nous soyons nommés, mais vous vous êtes déplacés avec votre équipe pour venir clôturer notre formation initiale. C’est un grand honneur pour nous, que ce cadeau soit agréé par votre plus haute personnalité ».
»Cette session académique a permis de renforcer les compétences techniques, éthiques et déontologiques des nouveaux magistrats appelés à exercer leurs fonctions dans la transparence judiciaire et le respect des droits fondamentaux pour une justice qui rassure toute la population.
Elle est intervenue dans le cadre du programme de formation initiale lancé le 15 novembre dernier en faveur des magistrats de la promotion 2025″. A-t-il renchéri.
De son côté, Mme Bebia Ikabu Mujinga, Deuxième secrétaire rapporteur du Conseil supérieur de la magistrature s’est attelée sur l’importance de la formation initiale des nouveaux magistrats.
»Les collègues magistrats, sur base des dispositions du statut de magistrats, sont appelés à être formés initialement avant d’entrer en fonction. Il était question de les formater, mais les formater pour un bon usage. Et donc, de manière générale, tous les modules ont été donnés aux collègues ». A-t-elle fait savoir d’entrée de jeu.
Et d’ajouter, « je pense bien qu’ils partent réellement équipés pour être des substituts du procureur de la République, sinon des auditeurs de garnisons qui rempliront le rôle attendu par le peuple de qui nous tirons la légitimité ».
Après l’étape académique à l’Université Protestante de Lubumbashi, le Président du Conseil supérieur de la magistrature s’est rendu au Palais de justice, où il s’est entretenu avec les différentes composantes de l’appareil judiciaire du Haut-Katanga.
CM