Au Kasaï-Oriental, la ville de Mbujimayi a abrité du 06 au 07 mai 2025 dans le cadre du Projet DOPERAUS, les travaux de la formation des enquêteurs sur la composante 2 qui a porté sur l’investigation des causes et des impacts des maladies infectieuses émergentes.
Au total 14 enquêteurs préalablement formés par l’école de Santé Publique de l’Université de Kinshasa et ayant une expérience avérée dans les enquêtes auprès des ménages et résidant à Mbuji-Mayi ont pris part active à la formation qui a été assurée des mains des maîtres par les équipes qualitative et quantitative venues de Kinshasa sous la coordination du Professeur Justin MASUMU MULUMBU et de Mme Sheila MAKIALA.
Prenant parole, le Coordonnateur du Projet DOPERAUS, le Professeur Justin MASUMU, a procédé à la présentation du projet et de l’approche « Une Santé » auprès des participants, les objectifs et les réalisations à mi-parcours ainsi que les différentes études pour lesquelles les différents participants seront des acteurs de terrain majeurs.
De son côté, Dr Rolly PAKU, un des facilitateurs du projet a tenu à rappeler les 3 composantes tout en mettant l’accent sur la raison même de la formation. » La composante 2 qui nous amène ici s’occupe de l’évaluation des causes et conséquences des maladies émergentes. Après les provinces de Kinshasa, Équateur et Katanga, nous sommes aujourd’hui dans le Kasaï-oriental pour la continuité de cette activité. Elle est essentiellement axée sur un élément, c’est-à-dire nous allons mener des enquêtes dans le cadre de la composante 2 qui regroupe trois études. La première étude sur le lien entre le statut socio-économique et la consommation protéique( viande grasse) ; la deuxième sur l’impact des maladies émergentes sur des populations vulnérables. Et enfin la 3ème sur la perception des politiques sanitaires par nos autorités, par la population ». A-t-il fait savoir.
Dr Eldad DAMUNA , un autre facilitateur s’est exprimé en ces termes : » La formation a porté sur la méthodologie de collecte des données quantitatives et qualitatives. L’objectif est donc de permettre aux enquêteurs de comprendre comment la sélection se fera lors de leurs descentes sur terrain dans différents ménages et avenues. Il est aussi question d’apprendre les pas de sondages en vue d’aboutir aux données de meilleure qualité ». A-t-il souligné.
L’enquêteur Honoré MUTOMBO a, au terme de la formation, salué la matière mise à leur disposition, « les deux jours nous ont été tellement bénéfiques. L’outil de collecte des données, » Redcap » est une application qui va vraiment nous aider pour la collecte des données dans les ménages. Nous avons la parfaite maîtrise de toutes les méthodologies que nous avons apprises et nous serons capables d’en faire bon usage sur terrain ».
Il sied de rappeler que la République Démocratique du Congo et la Guinée sont les deux pays qui ont bénéficié d’un financement de la part du Centre de Recherche pour le Développement International (CRDI) du Canada, pour la matérialisation du Projet « Décentraliser en Rendre Opérationnelles les plateformes Une Santé (DOPERAUS) ». A ce stade, le projet est dans sa phase d’exécution par le biais de ses diverses composantes.
CM