3 avril 2026
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Clôture ce vendredi 20 février 2026 de l’atelier sur le renforcement des capacités des acteurs de lutte contre les maladies émergentes et ré- émergentes à l’interface de Kinshasa.

Les acteurs engagés dans la lutte contre les maladies émergentes et ré-émergentes à l’interface homme-animal-plante-environnement ont été sensibilisés durant cinq jours à l’approche « One Health » (une santé) soit du 16 au 20 février.

Prenant parole, Ephraim Mbo, expert du ministère de l’Agriculture a admis avoir compris la notion à travers l’atelier et promis d’en faire large diffusion auprès des autorités. «Nous tenons à remercier la coordination du projet pour l’invitation et l’importance qu’il nous a accodée de participer à cet atelier de haut niveau. Pour tous les travaux qui se sont passés ici, nous avons vraiment capitalisé et compris aussi la notion d’une seule santé, une approche qu’on ne connaissait pas avant. Tout ce qui a été dit ici sera rapporté aux autorités pour qu’ensemble, nous puissions évoluer pour voir dans quelle mesure, nous pouvons mettre fin à l’impact de ces épidémies».

De son côté, Dr Annie Iko, chef de Bureau information sanitaire à la Division provinciale de la Santé (DPS) à Kinshasa a mis l’accent sur l’amélioration des conditions de vie des différents compatriotes : « nous sommes tous convaincus de l’importance d’agir en One health c’est-à- dire, la mise ensemble de tous les secteurs pour améliorer la situation de nos compatriotes dans la vie quotidienne. Nous avons pu identifier le problème, nous avons aussi recherché les causes (…). Nous avons pu proposer des stratégies ou des pistes de solutions afin que nous puissions améliorer la collation intersectorielle ».

En outre, elle a remercié le professeur Justin Masumu, organisateur des assises pour les connaissances partagées pouvant aider à résoudre les failles dans la gestion de ces épidémies. « J’espère que si prochainement nous aurons l’occasion de nous rencontrer encore, nous allons bien fignoler le sujet afin que nous puissions démarrer le processus d’amélioration de la collaboration intersectorielle », a-t-elle martelé.

Par ailleurs, Alexandre Tonatona, professeur de la faculté des sciences Agronomiques et Environnement de l’Université de Kinshasa (Unikin), a souligné qu’il est nécessaire de rapporter les notions apprises à leurs différentes structures en vue de mener à bien le travail de coordination des maladies émergentes et ré-émergentes.

« Nous avons ressenti ici le frein qui nous empêche ou qui empêche le pays d’avancer, et je pense que chacun de nous est responsable de ce frein. Nous devons fournir un effort pour collaborer. Nous sommes venus représenter des institutions et souvent les gens ne donnent pas de retour. J’espère que cette fois-ci, chacun de nous effectuera une restitution auprès de sa structure pour que la réflexion ne se limite pas ici ou dans le groupe que nous avons créé (…) », a-t-il fait savoir.

Il sied de rappeler que les travaux de l’atelier tenu du 16 au 20 février ont été financé par le Centre de recherche pour le développement international (CRDI/Canada), et conduits par le Professeur Justin Masumu, coordonnateur-pays du projet DOPERAUS (Décentraliser et rendre opérationnelles les plateformes « Une santé »).

Cet atelier a réuni une cinquantaine de participants issus de plusieurs secteurs, notamment celui de la santé humaine, la santé animale, l’agriculture et la protection de l’environnement, avec pour objectif principal de promouvoir une collaboration multisectorielle en vue de prévenir et de mieux gérer les pathologies à fort potentiel épidémique.

« One Health » est un modèle intégrateur qui reconnaît l’interdépendance entre la santé humaine, animale et environnementale. Cette démarche vise à renforcer la coordination entre les institutions et à améliorer les mécanismes de surveillance, de prévention et de riposte face aux menaces sanitaires émergentes.

CM

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