C’est depuis vendredi 18 Avril 2025 que la Ville de Lubumbashi accueille une formation de 21 enquêteurs dans le cadre du Projet DOPERAUS (Décentraliser et rendre opérationnelles les plateformes « Une Santé »). Cette initiative vise à renforcer les capacités en collecte des données sur les causes et conséquences des maladies infectieuses en utilisant l’outil de collecte RedCap.
Installé en République Démocratique du Congo et en Guinée, ce projet financé par le Centre de Recherches pour le Développement International (CRDI) Canada a pour objectif de contribuer à la décentralisation et à l’opérationalisation des plateformes « Une Santé ».
En République Démocratique du Congo, 6 provinces ont été retenues notamment, les provinces de Kinshasa, Haut-Katanga, Équateur,Kasaï Central, Kwango et Kwilu. L’étape de Lubumbashi est sans nul doute, la continuité du travail fait à Kinshasa et à Mbandaka.
Interrogé sur les raisons de sa présence à Lubumbashi, le professeur MASUMU Justin, Coordonnateur du Projet DOPERAUS en RDC s’est exprimé en ces termes : » Nous sommes venus dans le cadre de la collecte des données sur les études que nous menons. Le projet DOPERAUS a développé une approche méthodologique passant par une bonne compréhension du problème et des acteurs en vue de la mise en place des mesures appropriées dans le cadre de l’approche « Une Santé ».
Il a également martelé sur les 3 études en rapport avec la collecte des données, »nous menons des études sur les impacts des maladies et sur le lien entre la consommation protéique et l’apparition des épidémies. Nous avons une troisième étude sur la perception de la population sur les mesures, mais aussi sur les parties prenantes qui sont impliquées. Alors, ici à Lubumbashi, nous sommes venus collecter les données par rapport à ces trois études: « lien, impact et perception », mais aussi nous allons collecter les données sur l’environnement « Une Santé ».
Par ailleurs, le Coordonnateur MASUMU Justin a mis en exergue, les enjeux du programme et des activités à venir. » À partir de lundi, les enquêteurs vont entrer en action sur le terrain. Nous travaillerons au niveau des ménages et ils iront travailler en groupe pour collecter les données sur le lien, l’impact et la perception. Ils vont travailler en collaboration avec les zones et les aires de santé, les responsables qui sont là, mais beaucoup plus, ils seront accompagnés par les récords dans chaque aire de santé ».
Quant aux données collectées, « elles permettront à tous ces différents secteurs de mieux comprendre comment les maladies passent de la source vers l’homme et comment les mesures sont développées à partir de tous ces facteurs qui seront identifiés en vue de mettre en place des mesures pour mieux contrôler ces maladies selon l’approche « Une Santé ».A-t-il fait savoir.
De son côté, Dr Patrick Kabiena, un des enquêteurs du projet Doperaus dans le Haut-Katanga et participant à ladite formation a salué le contenu de l’enquête ainsi que l’application leur présentée.
« Le contenu et l’application qui nous ont été présentés sortent de la routine. Ils nous ont permis un renforcement de capacités et une nouvelle vision par rapport à la santé. Habitués aux Programmes Élargis de Vaccination, Doperaus vient de nous envoyer sur une plateforme ouverte qui prend en compte la pluridisciplinarité de la Médecine en associant notamment, les médecins, les vétérinaires sans oublier les approches environnementales et climatiques. A ce stade, nous sommes déjà projetés sur le terrain, les éventuels défis auxquels, nous ferons face ont été traités et anticipés grâce aux simulations faites dans la salle ». A-t-il confié.
La formation se poursuit aujourd’hui, Samedi 19 Avril. Ce dimanche 20 avril, un Prétest est prévu afin d’évaluer les connaissances acquises.
A partir de Lundi, les enquêteurs débuteront une mission de terrain de Cinq jours dans 3 zones de Santé à savoir : Kamalondo, Kisanga et Mumbunda.
Après Kinshasa et Équateur, le Haut-Katanga devient ainsi la troisième province à accueillir les activités de la Composante 2 du Projet DOPERAUS qui porte sur l’investigation des causes et conséquences des maladies infectieuses émergentes.
Il sied de noter que les résultats seront mis à la disposition des décideurs qui devront les utiliser pour les intégrer dans les politiques et les pratiques. Après analyse des données de toutes ces provinces, l’équipe fera encore le tour de ces dernières pour leur communiquer les résultats et faire le plaidoyer afin que ces résultats soient intégrés dans les politiques et les pratiques en vue de voir avec les structures attitrées, comment faire la sensibilisation pour que les populations puissent améliorer leur façon de faire sur le terrain afin de limiter la contamination à partir de la nature, notamment à partir des animaux.
Clarisse MULENDA