A Lubumbashi, chef-lieu de la province du Haut-Katanga, le projet DOPERAUS (Décentraliser et rendre opérationnelles les plateformes « Une Santé »), porté par l’Institut National de Recherche Biomédicale (INRB) et financé par le CRDI (Canada), a franchi une étape décisive du 02 au 04avril 2026. Alliant formation technique et évaluation, cette session a porté sur les activités de renforcement des capacités des acteurs de lutte contre les maladies du niveau périphérique, sous la supervision du Professeur Masumu, Coordonnateur-pays.
Il sied de noter ici , que l’encadrement a été assuré par un binôme d’experts de l’INRB notamment celui du Professeur Justin Masumu: pour l’orientation globale, le suivi de l’engagement des participants et la supervision de l’évaluation mi-parcours ; puis celui de l’ingénieur Marlène Metena : Membre de l’équipe DOPERAUS, ayant facilité les ateliers techniques et les restitutions en plénière.
La formation a visé spécifiquement les cadres opérationnels du niveau périphérique regroupés en différents secteurs. Le Secteur de Santé Humaine constitué des Médecins chefs de zones de santé: ces derniers ont été outillés pour intégrer les données provenant des autres secteurs dans leur surveillance épidémiologique permettant de détecter très précocement les zoonoses ( maladies transmises de l’animal à l’homme).
Le Secteur de santé animale et végétale constitué d’inspecteurs communaux spécialisés: leurs rôles ont été recentrés sur la surveillance active à l’interface Homme-Animal-Plante. Dorénavant, ils sont mieux préparés à signaler les foyers des maladies animales ou phytosanitaires avant qu’ils ne deviennent des crises de santé publique. Enfin, le Secteur Environnement composé des superviseurs communaux de l’environnement. Ces acteurs souvent dans les oubliettes, ont été formés à l’analyse des risques environnementaux (pollution, gestion des niches écologiques) qui favorisent l’émergence des nouvelles pathologies.
Lancées le 2 avril, lesdites activités se sont structurées autour de trois axes majeurs: Diagnostic et Évaluation : il s’est agit ici de l’identification des « goulots d’étranglement » organisationnels et évaluation des acquis à mi-parcours du projet.
Cartographie des Risques : Les échanges, notamment avec le Dr Prince Esakombe Otshudi (CCUS), ont permis de cartographier les zones et comportements à risque dans la ville de Lubumbashi.
Compétences Techniques : à ce stade, les travaux ont porté sur le Renforcement des capacités en analyse des risques, planification d’actions conjointes et surveillance intégrée.
« Nous avons passé trois jours pour former les acteurs de lutte contre les maladies liées à l’interface homme, animal, plante et environnement selon l’approche Une santé qui vise la synergie, la coordination, la collaboration et la communication entre les secteurs. Nous avons évalué la mise en œuvre de l’approche « Une santé » au niveau intermédiaire et ressortie le goulot d’étranglement », a soutenu le Dr Prince Esakombe, membre de la Commission de coordination Une santé (CCUS).
Par ailleurs, il a fait savoir que ces assises ont permis d’outiller les participants issus de différents secteurs sur les principes fondamentaux de cette approche intégrée, qui repose sur la synergie, la coordination, la collaboration et la communication intersectorielle.
Pour le Dr Esakombe, dans un contexte mondial marqué par la recrudescence des menaces sanitaires, les experts appellent à un changement de paradigme dans la manière d’aborder les défis de santé publique. Il a insisté sur l’importance de repenser les stratégies actuelles en matière de recherche et d’intervention.
« Nous devons concevoir les solutions adaptatives, perspectives et multidisciplinaires dans le but de lutter contre les menaces sanitaires car l’approche « Une santé » vise à équilibrer et optimiser durablement la santé de tous », a-t-il indiqué ».
Rappelons que cette formation financée par le Centre de recherche pour le développement international (CRDI) du Canada et supervisée par le Professeur JustinMasumu, a été organisée à l’intention des médecins chefs de zone de santé, des inspecteurs communaux du secteur de la santé animale et végétale ainsi que des superviseurs communaux de l’environnement. A la fin de la formation, les participants se sont engagés à pérenniser ce réseautage pour assurer une réponse rapide et coordonnée aux crises de santé publique dans la province du Haut-Katanga.
CM